
Né à Honfleur en 1824, un père marin et une mère femme de chambre sur les bateaux, Louis Eugène Boudin commence à travailler très jeune comme commis chez un imprimeur puis chez un papetier.
À 20 ans, il crée sa propre papeterie, fréquentée par des peintres : Couture, Millet…
Il suit des cours de dessin. Le tourisme balnéaire se développe et l’inspire.
Il peint des scènes de plage et obtient une bourse de la ville du Havre pour étudier la peinture à Paris.
Copiste au Louvre, il y étudie les maîtres hollandais.
De retour dans sa région natale, il loue une chambre à la Ferme Saint Siméon à Honfleur, un refuge pour de nombreux artistes.
Il peint des paysages sur site : les bords de Seine, les plages de Trouville et Deauville.
Il vit pauvrement de son art, même si ses œuvres sont appréciées des artistes.
Aîné de Monet, avec qui il se lie d’amitié, il l’incite à peindre en extérieur.
En 1863, il épouse au Havre Marie-Anne Guédès, avec qui il vivra à Paris, où il expose de 1859 à 1897.
En 1859, il expose au Salon de Paris. Sa rencontre avec le marchand Durand-Ruel lance sa carrière.
Son exposition personnelle en 1883 rencontre un très grand succès en France et aux États-Unis.
Il voyage en Belgique, aux Pays-Bas, en Italie pour varier ses thèmes, ses couleurs, ses ciels.
Il est surnommé “le Roi des ciels” par Corot.
Il passe l’hiver dans le Midi, mais retourne dans sa maison de Deauville “pour pouvoir mourir face à la mer” en 1898.
Eugène Boudin a légué son fonds d’atelier aux Musées de Honfleur, du Havre et du Luxembourg.
